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Les démons de Simon Liberati

Dernière mise à jour : 26 août 2021



Simon Liberati est l’auteur de dix livres, dont Jayne Mansfield 1967, prix Femina 2011, et Eva (Stock, 2015), qui a reçu un exceptionnel accueil de la critique et des libraires.



Dans la somnolence magique de leur domaine familial, Serge, Alexis et Taïné traînent leur désœuvrement. Taïné a la beauté empoisonnée d’un tableau préraphaélite ; Serge est un prince des ténèbres ; quant à Alexis, le plus jeune et le plus fou, il se jette à corps perdu dans l’amour et la provocation. La séduction de leur jeunesse tourne à la cruauté muette. La tragédie frappe cette fratrie en ce printemps 1967, et accélère la bascule vers une époque nouvelle : celle, pop et sensuelle, de la drogue, du plaisir et de la guerre du Viêt Nam.


Après l’accident, Taïné soigne son visage défiguré à New York, où elle croise Truman Capote, l’auteur des De sang-froid, suit Andy Warhol et sa bande, et son amoralité naturelle enflamme une vie nocturne, excentrique, libre.

Donatien, l’ami de la famille aux mains d’assassin, promène son audace chez Paul Morand, Marie Laure de Noailles, Louis Aragon et Elsa Triolet aux ombres frêles, dans un Saint-Germain-des-Prés qui danse et qui jouit. 


Nonchalants et fantasques, ces démons sont de ceux qui sont trop beaux et trop aimés de la fortune. Entre Paris, Cannes et Bangkok, ils rêvent d’écrire ou, à défaut, se contentent d’être des héros.


Un roman d’une ambition rare, mêlant l’intrigue balzacienne à l’hymne pop. L’esthétique de cet univers aussi glamour que brutal est une magnifique métaphore de la capacité ou de l’incapacité à créer.



MON AVIS


J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Les récits dérangeants que l'auteur aborde m'ont plus ou moins plu. J'ai eu l'impression de longueur, d'incompréhension. Autant j'avais adoré Eva, autant je suis plus septique pour celui-ci.


L'histoire ? Elle est floue, égarée sous les fumées de l'opium, étouffée sous les râles d'une sexualité qui s'affirme sans jugement. C'est une atmosphère qui se construit, qui tisse l'architecture de ce roman dont on suit les aventures d'une micro société. Des personnages qui chutent, la décadence qui les enveloppe. À la croisée de plusieurs chemins sont évoquées des figures connues ; Andy Warhol, Truman Capote, Aragon.


CITATIONS


« Dès qu’il avait écrit cinq lignes, ce qui pouvait lui prendre une heure, il éprouvait le besoin de les essayer sur un auditoire, en l’occurrence sur Taïné qui occupait la chambre voisine. Lorsque l’enthousiasme manquait, il s’asseyait sur un fauteuil et parlait d’autre chose. Quand il la dérangeait au téléphone, il restait assis grossièrement à la regarder, puis si cela durait trop longtemps repartait en claquant la porte et fonçait lire sa prose chez Odette au bout du couloir. »


Vous pouvez le trouver ici

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